Pause...

Seul

Couleur du temps se diluent lentement,
Sur la toile de soie blanche de l'Eternité.

Le regard vague, il observe fermement,
Le sable de son temps si tristement figé.

Les plaisirs se dérobent inexorablement.
Doux nectars de la vie qu'il n'espère plus goûter.

Témoin des Ages qui s'écoulent silencieusement,
L'âme vide, il ne pourra que les toiser.

Pas de regret pour l'Immortel,
Juste la solitude à méditer...

Ce poème est écrit par mes soins. Merci de citer la source.
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# Posté le mercredi 31 octobre 2007 07:39

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 05:09

Douleur, j'ai repris l'équitation...

Et oui.

Dans un certain sens, j'ai envie de crier "Enfin"!
Mais, j'ai trop mal en ce moment pour m'en réjouir.

Deux ans de pause, et je me décide de reprendre l'équitation sous l'insitance de mon Jules.
La chose que je redoutais le plus...la chûte me diriez-vous...non, non....Les courbatures!

Comme je souffre...et Jules qui rigole.
C'est que le gaillard il pense, comme beaucoup, que l'équitation, c'est pas du sport.
Et moi, depuis trois jours, je déambule comme une mamie, les jambes percluent de douleur, le dos et les épaules moduent par ces maudites courbatures.

Sincèrement, l'équitation, ça fait travaillé des muscles dont j'ignorais l'existence.
- Ah tiens, me dis-je suite à une douleur, j'ai un muscle là moi...
Et Jules, qui se marre...
J'attends qu'une seule chose, le mettre sur le dos d'un cheval lui aussi, et de rire à mon tour, le lendemain matin...
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# Posté le mercredi 31 octobre 2007 04:50

Ma tête est pleine...

En ce moment, je suis toujours enfermée dans ma tête.
Finalement, j'y suis bien. C'est un lieu vaste où il m'est facile de me perdre mais aussi de me retrouver.

C'est un peu comme quand j'écris.
Je ne connais pas le désespoir de la page blanche.
Ce n'est pas de l'orgueil, c'est seulement, que j'écris, pour la plupart du temps, dans ma tête.

Oui, dans mon esprit, j'ai un petit bureau avec du papier et un stylo.
Et dans le métro, dans le bus, en marchant, j'écris. C'est un peu étrange, c'est comme si je me racontais une histoire. Et puis, la phrase ne me plait pas. Hop, j'efface. Et hop, à nouveau, je pose les mots, les mélanges, les tourne. Jusqu'à ce que je sois satisfaite.
Là, je me répéte l'événement en boucle, jusqu'à ce que je crois ressentir les émotions que je tentais de décrire.

Vous allez rire, mais, j'arrive à me faire pleurer rien qu'en récitant dans ma tête, une partie triste de mon histoire. Comme si soudainement, j'étais le personnage principal et que c'étais moi qui subissait l'horrible tragédie. Je crois que les autres passagers du métro, doivent se dire:
- Mon dieu. Elle est toute pâle. Oh, regarde, elle pleure. La malheureuse...
Alors, qu'au fond de moi, je suis contente! J'ai réussi à trouvé l'événement et les mots, me restent plus qu'à les immortaliser sur le papier.

Et là, plus moyen de m'arrêter. Les mots s'enchaînent les uns aux autres...En une matinée, je peux rédiger un chapitre entier. Après, je m'arrête pour plusieurs jours avant de le retoucher et retravailler le nouveau chapitre sur mon bureau imaginaire dans mon cerveau.

Quand j'y pense, ça me fait un peu peur quand même.
Ma vielle, tu es un peu folle...
Une fois, j'ai raconter à Jules que je pouvais même me forcer à "voir" ce que j'écrivais, à ressentir les émotions des personnages comme l'amour, le chagrin, la colère... Il n'avait pas tout bien compris, et me confirma, que c'était quand même étrange.

Peut être...

En tout cas, ma tête est vraiment pleine.
Pour ça que je n'arrive pas à me rappeller des courses, des papiers, des rendez-vous. Comment voulez-vous que je fasse? Entre mon héros qui dort sur le divan de mon cerveau gauche, mon héroïne qui ronfle du côté droit, mes nouvelles qui squattent la moquette du salon, et Jules qui gardent la cuisine...j'ai vraiment plus de place pour ce genre de chose...

Un jour, faudra vraiment que je pense à faire le ménage là dedans...

# Posté le lundi 29 octobre 2007 10:56

Les pommes d'amours, c'est par ici!

Les pommes d'amours, c'est par ici!
Qu'est-ce que j'adore ça...

Bon, derrière ma gourmandise, il y a une raison.

Vous vous souvenez certainement de mon post, où, je parlais de la "déclaration" tant attendue de Jules. Et bien, ma passion pour les pommes d'amours est apparue peu de temps après.

Et oui, Jules, malin, avait calculé sa demande.
Le premier week end des vacances de pâques, je me suis retrouvée être SA petite amie (j'insiste beaucoup sur le SA...) Et quelle chance, une fête forraine avait été organisée dans ma ville.

Quel bonheur!

Pour une fois que je ne me baladais pas en célibataire, guinant d'envie tous les couples qui semblaient si heureux. Non, cette fois là, j'étais au bras de mon Jules, toute fière et toute heureuse.

N'empêche que je déchantais un peu sur les manèges. Je suis pas des plus téméraires avec ces machins qui tournent sans arrêt. Je les regarde avec un drôle d'oeil et je m'y risque pas, pour la plupart du temps.

Toujours est-il qu'il y a d'autres choses que j'affectionne durant les fêtes forraines.
Les barbes à papas, par exemple, les gâteries etc...Et bizarrement, je suis toujours nostalgique devant une pêche au canard. Ca me rappelle des souvenirs d'enfance.

Toujours est-il que Jules, fin observateur, m'a offert une pomme d'amour.

J'avais déjà du en manger auparavant, mais, cette fois là, elle avait eu un autre goût. Vraiment, je l'avais trouvé exquise. Depuis, je suis toujours à l'affût d'une pomme d'amour dans ce genre de fête. Il me suffit d'un regard bien maîtrisé (mélange d'oeillade enfantine et implorante) pour que Jules m'en paye une!

En tout cas, je vous assure que les pommes d'amour sont nettement meilleure lorsqu'elles sont offertes...et bien, par amour ^^
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# Posté le lundi 29 octobre 2007 09:20

Encore un texte pour les amateurs

Encore un texte pour les amateurs
Voici un petit écrit qui date de l'année dernière. C'était pour un jeu. Cette lettre correspondait à un scénario pour un jeu de rôle.

Bien qu'elle ne soit pas parfaite selon moi, je l'aime bien ainsi et ne désire pas la modifier. C'est un peu pour me prouver à moi-même, que je continue à m'améliorer. Donc, voici un autre texte « pavé ».

Les textes sont écrits par mes soins. Vous êtes priés de les diffuser sans en donner la source et l'auteur. Merci.


Trouble du c½ur, trouble des mots.
Je me souviens d'un temps, effacé de mes souvenirs comme si l'eau avait drainé l'encre pâle de cette période. Je me vois, insouciant du lendemain, tendrement attiré par la beauté de la contemplation et par l'art du verbe. Vagabond, je ne sentais de l'amour que pour l'astre de mes aspirations et pour ma tendre muse qui carressait ma plume et reposait mon être...

Oh que ce châtiment est bon.
Oh, comme ce souvenir nonchalant apaise mon c½ur.
Mais, malgré cette paix qui m'envahit, je vois mes désirs surgirent du fond de mon être, brûler ma chair et consumer mon âme.
Oh, noble Dame, quelque soit la force que je déploie votre parfum triomphe, m'envoûte et me détruit.

Il me revient alors ce crépuscule si doux, allongé dans l'herbe fraîche et odorante, je ne voulais que sentir la frêle caresse du vent marin et les froids rayons de cette lune pâle... Un murmure poussé par le souffle de Sylphe chatouillant mes oreilles, mais ce que je vis brûla mes yeux comme aucun jour ne le ferra jamais... Vous étiez là, plus belle encore que cette nuit, drapée d'une robe en soie blanche, vos longs cheveux pâles courant le long de votre dos finement dénudé étaient délicatement relevés de fleurs écarlates. Vous couriez, pieds nus sur le sable clair.
Telle une apparition d'un rêve lointain, je me suis laissé envoûté par votre grâce et sans même y réfléchir, j'ai délaissé ma muse et mes poèmes pour vous suivre.

Lorsque ces souvenirs accourent à ma mémoire, je sens ma plume devenir fébrile et ma main tremblante ne sait quel mot usé pour décrire l'émoi qui me tourmente.

Oh, jamais plus, je ne pourrais vous voir tisser, aux crépuscules, la soie luminescente qui ornait les rubans de vos robes... Plus jamais, je ne pourrais saisir l'écho des douces notes de votre harpe qui résonnent encore dans mon esprit et me ramènent à ma tendre folie... Jamais plus, je ne sentirais le doux parfum qui était le vôtre...

Et je ne peux que traduire mon chagrin dans une haine profonde contre l'homme qui a osé s'emparer égoïstement, de vous. Son cadeau était une offense à votre liberté enchanteresse, cette robe que je vous ai vu porter était souillée par son désir de vous posséder. Flattée par ce présent, vous n'avez pas pu résister à vous en vêtir et d'un geste détaché, vous avez rejetté son amour et sa passion... Il ne pu le supporter et cette toilette est devenue votre prison...

Je peine à écrire...
Ma main refuse de continuer et mon c½ur ne cesse de s'affoler...
Ma passion me brûle et me consume dans un désir de vengeance inaccomplissable... Comment pourrais-je vous aider? Je ne sais manier que la plume et votre geôlier manie les arcanes comme peu de mages savent le faire! Mais l'enchantement s'affaiblit, j'entends les rumeurs et les murmures de votre prochaine libération... L'on me rapporte souvent que vous hantez les lieux de profondes magies, pleurant votre liberté perdue. Mais la vieillesse me rattrape alors qu'elle vous a toujours épargnée. Je n'espère plus votre amour, je ne puis qu'en rêver cependant je prie les dieux en usant mes dernières forces. Je prie pour que, sous un clair de lune glacé, je puisse à nouveau, ne serait-ce qu'un court instant, vous voir courir sur ce sable blanc.

Je n'oserais vous dire ces mots qui me rongent...
Je vous maudis autant que je vous aime, je vous hais autant que je vous désir.

Ma vie fût tellement emplie de votre absence et je l'achèverais ainsi...
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# Posté le lundi 29 octobre 2007 06:43

Modifié le lundi 29 octobre 2007 06:54